Notre aventure à la Place des Arts

Par Nathalie Gilbert

 

Nous sommes lundi matin, 10 h 30, et nous partons pour Montréal donner un spectacle à la Place des Arts.  Tout le monde est enjoué et le voyage s’effectue sans embûche.  Arrivée à l’hôtel à 18 h 30.  Chacun prend son bagage et nous montons à l’étage, attribuons les chambres, y déposons nos affaires et redescendons souper sur place.  Le groupe est fatigué.  Nous préparons chaque chambre pour le coucher et sans réticence, tous se mettent au lit entre 21 h et 21 h 30. 

 

Mardi, jour du spectacle.  Réveil à 8 h 30, petit déjeuner dans les chambres et douches.  On nous attend à la Place des Arts pour la pratique générale à 11 h.  L’arrivée au théâtre se fait dans la gaieté et la fascination.  Nous observons d’abord la salle et la scène pour ensuite visiter les coulisses et notre loge!  Eh oui, la plus grande!  Je me demandais si Céline Dion s’est aussi trouvée dans cette pièce.  J’ai alors réalisé la chance que j’avais et la reconnaissance que l’organisation de l’événement – le Défi sportif – démontrait envers le groupe.  Une fois remis de nos émotions, nous retournons sur la scène pour la pratique générale.  Notre rôle d’artiste prend alors le dessus puisque la scène et la salle nous appartiennent.  Aucun étranger n’est présent, à part le sonorisateur qui est là pour s’assurer de la bonne qualité de notre son.  C’est donc une expérience unique, enrichie d’émotions positives de toutes sortes!  Nous pratiquons nos six pièces l’une après l’autre, puis Luck Mervil arrive sur scène.  Nous faisons les présentations et pratiquons ensemble une de nos chansons.  C’est un peu intimidant, mais avec la simplicité et la grandeur d’âme de Luck, nous redevenons vite à l’aise. 

 

Dîner sur place puis retour à l’hôtel pour se ressourcer en vue de la soirée à venir.  Le stress se fait alors ressentir vers 14 h alors que nous commençons à nous préparer.  Nous devons habiller et coiffer les cinq membres du groupe, maquiller les deux filles et nous-mêmes, prévoir une heure pour le souper avant de nous rendre à notre loge pour 18 h 15.  Le temps est donc l’élément le plus stressant et nous devons éviter de le faire subir aux membres du groupe. 

 

Heureusement que Geneviève Lavoie était là et a donné généreusement son temps pour coiffer le groupe, ce qui nous a permis de préparer tout le monde dans un délai raisonnable et sans leur faire subir de pression.  Nous quittons l’hôtel vers 16 h 45 pour aller souper dans un restaurant très près.  Nous marchons et il fait très froid.  Nous arrivons à 17 h 15, la place est bondée.  Des gens nous gardent une table, mais nous informent que le service est long et qu’ils attendent leur repas depuis 30 minutes.  Notre stress augmente et le groupe commence à le ressentir.  Nous expliquons la situation à la serveuse qui nous sert tous en 10 minutes!  Finalement nous entrons dans notre loge à 18 h 30.  Cependant je dois demeurer dehors avec un membre du groupe en raison d’une trop grande nervosité occasionnant des désagréments.  Enfin, 30 minutes plus tard, tout le groupe est enfin réuni à la loge dans une atmosphère de joie et d’excitation.  Nous nous détendons un peu, rassemblons notre énergie et entreprenons les dernières retouches pour une belle apparence.  Nous entrons en coulisse à 18 h 45, puis sur la scène à 20 h.  Notre prestation se fait avec une maîtrise surprenante et est acclamée par une ovation debout; le public est séduit et ému. 

 

Ceci dit, imaginez comment la réadaptation prend forme dans un tel contexte.  Le professionnalisme en intervention se fait dans un cadre artistique où l’intervenant devient artiste et occupe une place au sein de la formation au même titre que les clients.  Sur scène, nous ne sommes plus intervenants, mais artistes!  J’avoue que malgré mes deux ans et demi passés auprès du groupe, c’est la préparation de ce spectacle qui m’en a fait réellement prendre conscience.  Par contre, je peux vous affirmer que les connaissances et le savoir-faire en intervention sont aussi nécessaires pour mener à bien ce genre d’événement.  En effet, toute la planification et la préparation ne peuvent empêcher les imprévus.  Il faut donc avoir la capacité de gérer les comportements et le stress des clients en plus du nôtre et pouvoir se réajuster sur-le-champ en tenant compte des gens autour et de la société.  Demeurer constamment attentif aux besoins des clients, c’est la base du succès! 

 

Finalement, jamais je n’aurais cru que l’on peut tant apprendre à côtoyer des personnes aux prises avec un trouble envahissant du développement, qu’ils peuvent nous aider autant que nous le faisons, qu’ils peuvent changer notre monde et nous ouvrir les yeux! 

Publié dans: on mai 6, 2008 at 7:53 Commentaires (0)
Tags:

Notre voyage en France

Par Catherine Lavoie & Doris Dubé

 

 

 

 

Dimanche 14 mai, c’est enfin le jour du départ.  Nous avons tous tellement hâte.  Nous nous entassons tous tant bien que mal dans deux fourgonnettes.  Nous avons bien du plaisir même si nous sommes un peu à l’étroit.  Arrivés à Montréal, nous nous présentons à l’aéroport afin d’acquérir nos billets, enregistrer nos bagages et, finalement, prendre un verre (tout au long de ce voyage, nous prendrons de nombreux verres, mais rassurez-vous, nous sommes des adeptes du Coca light).  Ensuite, nous allons dîner et nous devons attendre jusqu’à 22 h 55 pour le décollage.  Déjà nous avons expérimenté de nouvelles choses aujourd’hui. 

 

Le voyage en avion est très apprécié de nos cinq personnes TED.  Au décollage, Joffrey lance même un «yahoo!» retentissant dans l’habitacle plongé dans le silence et la pénombre.  Martin a eu peur d’avoir peur, mais finalement il a apprécié la vue de la lune éclairant de ses reflets d’argent le dessus des nuages.  C’est féerique!  Il y en a seulement un qui est un peu craintif, mais ce n’est rien à comparer de la terreur vécue par Catherine et Alexandrine, qui prennent l’avion pour la première fois et qui sont sur le bord de la désorganisation. 

 

À l’arrivée à l’aéroport Charles-de-Gaules, il est 12 h 00, heure de Paris!  Un autobus de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) nous attend sur place dans le but de nous conduire à notre l’hôtel (IBIS), où nous nous installons dans nos chambres respectives.  Ensuite, nous redescendons car nous sommes attendus pour prendre un déjeuner pour finalement revenir faire une sieste à l’étage.  Il était temps car il y a plus de vingt-quatre heures que nous sommes debout.  Au réveil de tous, nous partons à l’exploration de Paris, dans les alentours de l’hôtel, nous avons l’air de vrais touristes car nous n’en finissons plus de nous exclamer car tout ici est tellement différent.  Un membre du groupe nous dit que nous aurions tous dû nous faire fabriquer un t-shirt afin de faire reconnaître notre appartenance au groupe, mais notre magnifique accent suffit à nous faire reconnaître (il y en a même parmi nous qui se sont fait demander s’ils parlaient anglais!).  Nous trouvons un restaurant où aller dîner (nous y retournerons souvent car l’accueil y est très chaleureux).  Après avoir bien mangé, nous retournons à notre hôtel et nous nous préparons à dormir. 

 

Mardi, nous nous levons tôt pour prendre notre petit-déjeuner.  Nous participons à une visite guidée de Paris en autobus.  Nous découvrons la façon de conduire de Parisiens, c’est impressionnant.  On dirait qu’il n’y a pas de code de la route.  Nous voyons tous les monuments les plus importants de Paris : l’Arc de Triomphe, l’Opéra, etc.  Nous descendons même à la tour Eiffel, que nous traversons à pied (Chantal aurait voulu nous dire quelque chose).  Il y en a parmi nous qui avaient envie d’embrasser le trottoir.  Enfin, nous y sommes et nous prenons des photos pour immortaliser ce moment.  À notre retour, nous allons dîner et nous reposer.  Au réveil de la sieste, nous vivons l’expérience de l’autobus de ville, en route pour une visite de Montmartre.  Chemin faisant, nous arrêtons dîner et, finalement, nous nous rendons jusqu’au sommet pour voir la Basilique Sacré Cœur.  Encore des photos.  Ensuite, une nouvelle expérience de plus, nous redescendons Montmartre en funiculaire (là c’est Martin qui est franchement impressionné).  Puis, c’est la catastrophe car nous découvrons qu’il n’y a plus d’autobus pour retourner à notre hôtel, nous devrons donc marcher au moins deux heures.  Comme c’est loin, nous profitons de nombreuses haltes histoire de prendre un verre sur les terrasses.  Il fait beau, il fait chaud et malgré notre fatigue, cette catastrophe s’avère finalement très agréable.  De retour à l’hôtel, nous allons nous coucher.  Il très tard, environ 1 h 00. 

Mercredi, pendant que nous nous préparons pour notre visite au Louvre, Doris et Mohamed vont rencontrer les journalistes du Papotin.  C’est une belle rencontre qui dure tout l’avant-midi et un bel échange a lieu entre Doris, Mohamed, les deux représentants de La Bohème, Joffrey et Yoan et les gens du Papotin.  Puis nous expérimentons le métro parisien, Chantal trouve ça très drôle.  Les gens sont collés les uns sur les autres, mais nos amis s’en sortent très bien.  Au Louvre, nous devons attendre jusqu’à 17 h 00 pour la visite, alors nous prenons un verre sur la terrasse du musée.  La visite du Louvre est tout de même perturbée par un événement particulier, Joffrey s’est éloigné du groupe quelques secondes et il s’est perdu.  Heureusement, tout s’est bien terminé et nous revenons à l’hôtel en métro, dîner et dodo. 

 

Jeudi, nous partons déjeuner vers 11 h 30.  En revenant tranquillement vers l’hôtel, nous arrêtons pour magasiner dans les boutiques en chemin.  Nous devons partir pour Tours vers 14 h 00, mais nous devons retarder notre départ.  Nous avons donc droit à un dernier dîner parisien avant de partir, soit vers 20 h 00.  Le voyage en voiture se déroule très bien, nos quatre véhicules se suivent sur les autoroutes françaises.  Le réseau routier français est d’une qualité remarquable car, bien entendu, ici le sol ne gèle pas.  Nous arrivons au gîte, à Avrillé des Ponceaux, un petit village de la vallée de la Loire, vers minuit.  Nous nous installons dans nos chambres et c’est le dodo. 

 

Quand je dis dodo, c’est pour certains d’entre nous car plusieurs sont victimes du décalage horaire et n’arrivent pas à fermer l’œil de la nuit ou n’arrivent à dormir que quelques heures. 

 

Vendredi, c’est le jour de la visite d’un centre d’hébergement pour personnes TED.  Une équipe nous attend pour le déjeuner.  Doris et Mohamed partent très tôt pour rencontrer l’équipe en place et amorcer des échanges.  Hélas!, nous ne pourrons les rejoindre à cause d’un contretemps technique (ah! Les routes de France et leur signalisation particulière).  Nous en profitons donc pour faire la sieste, nous reposer et faire un peu de lavage.  Nous profitons de notre terrasse.  Nous nous rendons dans un village voisin pour le dîner.  Bref, une journée de relaxation pour nous préparer pour le spectacle de demain (mais pas pour Mohamed et Doris qui, de retour de leur rencontre, restent au gîte pour une rencontre de membres de l’équipe du docteure Barthélémy). 

 

Samedi, c’est la journée tant attendue, soit celle du spectacle.  Nous nous préparons et nous allons à Tours.  Il fait très froid et il vente beaucoup.  Une partie de l’équipe s’occupe de l’installation de la scène, l’autre partie, de l’exposition (et tout est plus compliqué à cause du vent) pendant que les musiciens autistes et leurs accompagnateurs se tiennent à l’abri sous une tonnelle, dans le parc.  Tout le monde s’affaire, quand on travaille vite, ça réchauffe.  Heureusement, l’accueil très chaleureux du docteure Catherine Barthélémy, qui va jusqu’à nous prêter sa maison pour le déjeuner, nous réchauffe le cœur.  Nous commandons de la pizza!  Nous devions avoir une répétition générale, mais nous n’avons plus de temps.  Le spectacle a eu lieu vers 17 h 00 et, comme d’habitude, ce fut un grand succès.  L’exposition aussi suscite beaucoup d’intérêt, tous les commentaires sont positifs, les gens trouvent que les personnes du groupe La Bohème ont beaucoup de talent. 

 

Après le spectacle, nous rencontrons des parents et des intervenants qui veulent en savoir plus long sur nos façons d’arriver à ce résultat.  Puis nous sommes attendus à l’hôtel de ville pour un peu de champagne.  Nous allons ensuite dîner au restaurant avec Catherine Barthélémy et plusieurs membres de son équipe. 

 

Dimanche, nous nous levons et nous préparons tranquillement et en après-midi, nous allons visiter un château érigé à Langeais, un village situé près du nôtre.  Tout le monde semble apprécier cette visite, particulièrement Martin qui se dit bien content de ne pas avoir rencontré de fantômes.  Ensuite, nous allons siroter un verre sur une terrasse devant le château.  Ce soir, nous dînons au gîte.  Docteure Catherine Barthélémy, son mari, son fils ainsi que quelques membres de son équipe viennent dîner avec nous.  C’est une belle soirée qui se déroule d’une façon peu formelle.  Nous avons beaucoup ri, car après tout l’humour fait partie de notre approche (particulièrement quand Rénald a décidé d’apprendre au Docteure Bathélémy ainsi qu’à son mari, lui aussi médecin, une nouvelle façon de prendre le pouls d’un patient). 

 

Lundi, c’est notre journée magasinage.  C’est la journée que Nicole attendait avec impatience car elle souhaitait s’acheter un nouveau chapeau et des lunettes de soleil.  Auparavant, nous déjeunons au Chaudron d’Avrillé, un petit restaurant situé à côté de notre gîte où on nous a préparé un déjeuner spécial rien que pour nous.  Nous allons à Tours pour nous acheter quelques babioles.  Nous en profitons aussi pour visiter une cathédrale Gothique.  Nous nous retrouvons un peu plus tard pour aller dîner au restaurant et nous rentrons au gîte.  C’est le temps de nous préparer à nous coucher. 

 

Mardi, nous dormons tard le matin.  Nous sommes tous fatigués.  Nous retournons faire un peu de magasinage en ville où nous trouvons quelques trucs intéressants.  Pendant ce temps, Doris, Mohamed et Joël vont rencontrer le Docteure Barthélémy et son équipe afin de visiter leur centre et leurs installations, le laboratoire de recherche est très impressionnant.  Puis une discussion s’engage sur la façon de poursuivre ces échanges, un rendez-vous est pris pour octobre 2007.  Nous dînons encore en ville et nous retournons au gîte préparer notre départ.  Nous nous couchons tôt pour être en mesure de partir tôt demain. 

 

Mercredi, nous nous levons tôt, nous prenons notre petit-déjeuner et nous partons pour Paris vers 10 h 30.  Nous arrêtons en chemin, près de Tours, pour le déjeuner et nous repartons ensuite pour l’aéroport Charles-de-Gaules.  Arrivés sur place, nous nous installons dans nos chambres et nous faisons une petite sieste avant le dîner.  Nous devons prendre un verre au bar en attendant l’ouverture du restaurant, c’est notre dernier dîner tous ensemble. 

 

Jeudi, c’est la journée de notre départ.  Nous allons à l’aéroport enregistrer nos bagages et prendre notre petit-déjeuner.  Nous embarquons dans l’avion à 11 h 00 et, par la magie du décalage horaire, nous arrivons à Montréal vers 13 h 15.  Après avoir passé les douanes, nous partons en fourgonnette.  Nous ramassons finalement nos valises et nous repartons en voiture pour Rouyn-Noranda.  Nous arrêtons souper au Mc Donald des Portes du Nord et nous retournons chez-nous. 

 

Ce voyage nous a tous beaucoup rapprochés, nous avons vécu une aventure inoubliable à-travers laquelle nous avons expérimenté la vie auprès des personnes autistes.  Pendant les onze jours qu’a duré notre voyage, nous avons constamment été avec eux sans qu’on ait l’impression qu’ils sont une charge plus importante pour nous.  Ils sont d’une patience remarquable, des compagnons de voyage très sympathiques, toujours contents.  Jamais nous n’oublierons ce magnifique voyage. 

Publié dans: on at 6:24 Commentaires (0)
Tags:

Hommage à notre président - Gilles Lavoie

Quelques lignes ici pour dire merci à notre formidable président, Gilles.  Depuis de nombreuses années, Gilles assume la présidence de la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue, mais son investissement va bien au-delà de son rôle d’administrateur. 

 

Il y a quelques années, Gilles a…

 

©      sacrifié deux semaines de vacance pour accompagner bénévolement le groupe La Bohème lors du voyage en France, où il a été le conducteur attitré au groupe en plus d’être le préposé à l’entretien ménager au gîte et accompagnateur des membres du groupe La Bohème (et il payait son voyage);

©      été préposé à l’installation des toiles au cours des expositions de Tours et de la Scène Paramount;

©      été conducteur attitré pour le groupe La Bohème les 5, 6 et 7 décembre 2006, lors de notre voyage au Centre de réadaptation Constance Lethbridge, à Montréal.  Là encore il a sacrifié trois journées de salaire;

©      été conducteur attitré pour le groupe La Bohème les 5, 6 et 7 février 2007, lors de notre voyage à la Place des Arts, à Montréal.  Encore une fois, il a sacrifié trois journées de salaire;

©      aussi aidé à la mise sur pied de la plupart des spectacles, où il est toujours disponible pour transporter du matériel et aider à «toutes autres tâches connexes»;

©      été indispensable pour bien d’autres projets. 

 

Bref, comme au cours de toutes ces années, qu’on ait besoin d’un Père-Noël, d’un conducteur, d’un déménageur, notre bénévole Gilles est toujours là pour nous aider à réaliser nos activités.  Bien des événements n’auraient pas eu lieu sans sa participation. 

 

Il fait tout ça parce qu’il croit sincèrement à un avenir prometteur pour les personnes autistes et TED. 

 

Merci Gilles. 

Publié dans: on avril 30, 2008 at 6:45 Commentaires (0)
Tags:

Historique

La Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue a été fondée en 1985 par des parents et des intervenants qui souhaitaient leur venir en aide afin qu’ils puissent se regrouper et s’entraider.  Au cours des années suivantes, quelques formations ont eu lieu.  En 1993, le budget n’était que de 1 700$ par an.  C’est à ce moment que la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue a ouvert un bureau afin de se doter d’une vitrine plus tangible pour la population et le réseau de la santé de la région. 

 

Le dynamisme de la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue a rapidement favorisé la collaboration et le partenariat avec les autres organismes et établissements du réseau.  Aujourd’hui, plusieurs projets sont réalisés en concertation avec l’Agence de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux et le Centre de réadaptation La Maison pour le plus grand bien des personnes autistes ou TED de la région. 

 

À l’été 1995, la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue a mis sur pied un projet de camp de jour pour la clientèle de l’Abitibi-Témiscamingue d’une durée de huit semaines.  Organisées pour les jeunes et les adultes de Rouyn-Noranda, Val-d’Or, La Sarre, Amos et Ville-Marie, échelonnées sur trois à cinq jours selon les besoins des parents, des activités récréatives, sportives, ludiques, culturelles et artistiques sont offertes dans les locaux du Centre de réadaptation La Maison. 

 

 

À la suite de l’élaboration des plans de services de tous les usagers de la région, la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue, en 1998, a mis en œuvre un vaste projet de loisirs qui se transformera en 2001 en un programme d’intégration socioculturelle avec l’approche socio-dynamique d’intégration par les arts et les loisirs pour combler les besoins de tous les adultes autistes de la région.  De ce programme est né le groupe La Bohème, groupe de musiciens formé de cinq personnes autistes.  Le groupe La Bohème donne une dizaine de spectacles par année dans le but de promouvoir les capacités des personnes autistes.  En raison des effets très positifs de ce programme auprès des adultes autistes, une recherche sur l’impact de la partie musicale de ce programme sur le développement des personnes autistes a été effectuée en 2004-2005.  Cette recherche est menée par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et financée par l’Office des personnes handicapées du Québec, en partenariat avec le Centre de réadaptation La Maison, l’Agence de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux et l’organisme Percu-en-Arts.  Les résultats préliminaires de cette recherche ont été divulgués à l’occasion du colloque «L’autisme aujourd’hui et la place des familles», qui s’est tenu à Rouyn-Noranda les 1er, 2 et 3 décembre 2005.  Les résultats complets de l’étude seront publiés bientôt. 

 

Ce programme devrait faire boule de neige en raison de ses résultats auprès des adultes autistes et du coût relativement peu élevé de son implantation.  Des discussions sont présentement en cours afin d’élaborer un programme de formation pour les parents et les intervenants. 

 

La Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue est très fière de toutes ses belles réalisations et tient à profiter de l’occasion pour remercier ses bénévoles, ses employés et ses partenaires sans qui tout cela n’aurait pu être possible. 

Publié dans: on avril 22, 2008 at 8:16 Commentaires (0)
Tags:

Notre mission

La mission de la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de L’Abitibi-Témiscamingue (SATED-AT) est de promouvoir et défendre les droits et les intérêts de la personne, de sa famille et de ses proches, de les accompagner afin de briser l’isolement et ainsi contribuer au développement d’une véritable participation sociale. 

Publié dans: on avril 17, 2008 at 6:10 Commentaires (0)
Tags:

Mot de la coordonnatrice

Bonjour,

 

Depuis dix-huit ans, je travaille avec la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue (SATED-AT).  Avec les différentes équipes qui se sont succédées au conseil d’administration, je n’ai pas vu le temps passer. 

 

Beaucoup de travail a été accompli et les défis qui s’offrent à nous sont toujours aussi nombreux.  Les anciens défis, ceux pour lesquels nous revendiquons depuis longtemps, comme les services de réadaptation pour toutes les personnes TED, les services de soutien aux familles et le support en milieu scolaire doivent être intensifiés de façon importante.  De plus, le répit et l’hébergement spécialisés sont toujours à développer.  Nous aurons aussi besoin de plus d’intensité pour les services déjà existants comme les activités de jour pour les adultes, les activités estivales pour les enfants, etc. 

 

Par contre, de nouveaux défis s’offrent à nous.  Par exemple, les importants changements dans le réseau de la santé nous demanderons certainement une certaine adaptation.  L’augmentation de la clientèle fera aussi partie de nos nouvelles préoccupations. 

 

Il est aussi à noter qu’il y a eu une grande évolution dans les besoins exprimés par les familles.  Par exemple, il y a dix-huit ans, les familles nous demandaient de la formation pour intervenir auprès de leurs enfants d’âge pré-scolaire.  Maintenant, la formation est offerte davantage aux centres de la petite enfance afin qu’ils puissent poursuivre l’intervention en complément des services du centre de réadaptation La Maison. 

 

Je travaillais récemment avec d’autres personnes à tenter d’établir les priorités pour les trois prochaines années et j’ai été forcée de constater qu’il a fallu trop de temps pour que les services se mettent en place et qu’il est maintenant très difficile d’établir des priorités.  Les besoins sont criants pour toute la clientèle ainsi que pour leurs familles. 

 

L’amélioration de la qualité de vie des personnes autistes et de leurs familles est toujours notre première préoccupation.  Le respect de la personne autiste est fondamental dans nos prises de décisions.  Redonner la dignité aux personnes autistes et les supporter afin qu’ils puissent développer leur potentiel.  Maintenant, il est temps de leur accorder la place qui leur revient dans notre société.  Laissons-nous toucher et acceptons ce qu’ils ont à nous apporter. 

 

Merci aux personnes autistes ou vivant avec un trouble envahissant du développement pour votre participation à toutes les activités que nous mettons en place, nous avions raison de vous faire confiance, car plus nous vous connaissons, plus nous découvrons quelles personnes formidables vous êtes et tout ce que vous apportez à notre vie.  Jamais nous ne vous dirons assez merci d’avoir accepté nos propositions d’activité, car si la SATED-AT va de succès en succès, c’est grâce à votre extraordinaire participation.  Merci aux membres du conseil d’administration pour tout le travail effectué cette année.  Merci pour votre ardeur et votre conviction.  Merci aussi aux parents et aux familles des personnes autistes et TED qui nous supportent dans nos démarches et nos projets.  Merci d’avoir accepté le changement de nos orientations quand nous sommes passés à la relation, à l’intégration, aux arts et aux loisirs.  Personne ne pouvait être certain à l’époque des résultats de cette approche.  Nous avons toujours besoin de votre approbation et de votre encouragement. 

 

Merci à nos principaux partenaires, le Centre de réadaptation La Maison et le Centre d’expression artistique Percu-en-Arts qui, par leur esprit d’innovation et leur ouverture, ont permis une collaboration des plus productives jamais vue dans le réseau de la santé et des services sociaux. 

 

Merci à notre employée Catherine pour sa fougue et son dévouement constants, merci à Alexandrine pour la formidable exposition présentée en France puis au lancement du nouvel album du groupe La Bohème et merci aussi à toutes les personnes qui ont collaboré, de près ou de loin, à l’approfondissement des compétences et des talents de nos compagnons. 

 

Merci aux organismes communautaires, le Centre de l’intégration physique l’Envol de Val-d’Or, l’ACTIA de Ville-Marie et Hacouna Matata d’Amos, qui réalisent avec nous ces formidables projets dans les autres régions.  Un merci particulier à Pierette Martin, notre bénévole, qui a donné plusieurs formations qui nous ont permis de mettre sur pieds une nouvelle activité de massothérapie.  Malheureusement, Pierrette nous quitte à la fin du mois de mai.  Merci beaucoup.  Tu nous manqueras, au revoir. 

 

Découvrez les expériences passées, les nouvelles activités de cette année ainsi que l’évolution des autres projets.  Vous pourrez constater que le groupe La Bohème (groupe de musique constituié des membres des Joyeux Naufragés) continue à ouvrir grandes les portes de la participation sociale pour toutes les personnes TED. 

 

 

Doris Dubé, coordonnatrice

Au nom du conseil d’administration

Publié dans: on at 6:09 Commentaires (0)
Tags:

Projet d’intégration socioculturelle

Depuis le printemps 2001, nous avons tenté l’expérience d’une prise en charge de groupe avec notre clientèle de Rouyn-Noranda.  Un groupe de six personnes autistes se voit offrir des activités de musique à l’extérieur du Centre de réadaptation La Maison (CRLM) accompagné par une bénévole, Catherine Lavoie, et par l’éducatrice à l’externe du CRLM.  Cette expérience fut assez déstabilisante pour la clientèle.  Les changements de lieu et de routine, la résistance au changement, l’intégration de nouvelles activités, la proximité et le nombre d’interactions ne sont qu’un aperçu des difficultés rencontrées.  Mais en très peu de temps, la joie manifestée par les clients à participer à cette nouvelle expérience nous démontra que nous ne pouvions plus reculer. 

 

Nous avons donc poursuivi cette expérience dans le cadre du Camp Soleil avec nos clients adultes vivant en milieu naturel.  Les résultats furent concluants, les clients étaient heureux de se mériter un statut adulte et les parents appréciaient cette nouvelle façon de faire.  À l’automne 2001, nous étions prêts à participer de façon très active à la collaboration nécessaire à la mise en place d’une programmation d’activités de jour en externat.  L’automne fut une période très intense pour les clients et ceux qui les accompagnaient dans cette aventure.  Toutefois ce fut merveilleux de voir nos clients s’épanouir.  Les rêves les plus fous étaient permis; enregistrer un disque compact, exposer nos œuvres et travailler à la réalisation d’un véritable projet d’intégration socioculturelle. 

 

Après sept années de ce programme nous ne pouvons que constater que nous ne savons absolument pas où tout cela va s’arrêter pour notre clientèle.  Des progrès des plus intéressants sont constatés régulièrement, que ce soit de la composition des chansons, ou de la complexification de la musique en passant par l’apprentissage de nouveaux instruments, du passage de l’art accompagné à l’art dirigé en peinture, au partage des intérêts dans les activités de loisirs, à la relation qui s’installe entre les participants, etc.

 

Publié dans: on at 6:00 Commentaires (0)
Tags: