Formation itinérante – le 14 novembre 2009

 

Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue

 Madame, Monsieur,

 Vous êtes cordialement invité à la Formation itinérante 2009-2010, qui portera sur l’acquisition des habiletés sociales de base d’un enfant TED. 

FORMATION ITINÉRANTE 2009-2010

Atelier à l’intention des parents

 L’atelier s’adresse prioritairement aux parents.  L’objectif est de les outiller pour qu’ils puissent aider leur enfant TED dans l’acquisition des habiletés sociales de base.  Le contenu pourra s’appliquer aux personnes TED de tous les âges et de tous les niveaux. 

 

  • Date : 14 novembre 2009 ;

  • Endroit : Rouyn-Noranda ;

  • Lieu de la formation : Best Western Albert Centre-Ville

au 84, avenue Principale ;

  • Durée : l’atelier est d’une durée d’une journée,

soit de 9 h 00 à 16 h 30 ;

  • Frais d’inscription : gratuit pour les membres,

50,00$ pour les non-membres,

(dîner inclus). 

 

Pour vous inscrire : téléphonez au (819)762-7478 poste #47344.  Inscrivez-vous avant le 5 novembre 2009 ; le nombre de places est limité (25 personnes maximum). 

 Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments. 

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Doris Dubé,

coordonnatrice

19, rue Gamble ouest, Local 101

Rouyn-Noranda (Québec) J9X 2R3

 Téléphone : (819) 762-7478 poste #47344

Télécopieur : (819) 762-2049

Courriel : rossinante13@hotmail.com

Blogue : http://satedat.wordpress.com/

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SOCIÉTÉ DE L’AUTISME ET DES AUTRES TROUBLES ENVAHISSANTS DU DÉVELOPPEMENT DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE, de concert avec la FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L’AUTISME

ET DES AUTRES TROUBLES ENVAHISSANTS DU DÉVELOPPEMENT



 Formation itinérante 2009-2010

 Atelier à l’intention des parents sur l’acquisition des habiletés sociales de base de leur enfant ayant un TED

 L’atelier s’adresse prioritairement aux parents. L’objectif est de les outiller pour qu’ils puissent aider leur enfant TED dans l’acquisition des habiletés sociales de base.  Le contenu pourra s’appliquer aux personnes TED de tous les âges et de tous les niveaux.

 L’atelier se déroule de 9h à 16h30 et accueillera un maximum de 25 participants.

 Parmi les thèmes principaux qui seront abordés, on retrouve :

 Comprendre les particularités sociales des personnes TED (théorie de l’esprit, règles implicites, besoin différent de socialisation, etc.);

  • Définir ce qu’on entend par « habiletés sociales »;
  • Intégrer les apprentissages à la vie quotidienne;
  • Exploiter les situations naturelles d’apprentissage des comportements sociaux.

 Divers outils seront également présentés : outils visuels divers, conversations en BD, scénarios sociaux, et autres.  Une démarche leur sera proposée pour leur permettre de poursuivre leur travail auprès de leur enfant à la maison en ciblant les bons objectifs et en choisissant le bon outil.

 En après-midi, les parents auront l’occasion de mettre en pratique les éléments présentés à travers divers exercices  d’application concrète.

 Un cahier du participant leur sera remis (contenu théorique, outils, mode d’emploi, bibliographie, foire aux questions et autres) et ils auront l’occasion de consulter du matériel sur place.

 Aucun pré-requis nécessaire.

 

Activité d’Halloween à la SATED-AT

C’était le 28 octobre 2009 que se déroulait l’activité d’Halloween à la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue.  Une superbe journée que c’était où tout le monde a eu beaucoup de plaisir.  Une page sur le présent blog est consacrée aux photos de cette journée !!

La SATED-AT sur CanaDon

La Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue est maintenant inscrite sur CanaDon.org.

Pour les intéressés, vous pouvez faire un don en cliquant sur le lien suivant :

La créativité – Outil d’accomplissement

Printemps 2008, un article publié dans L’Express, D’autistes à artistes, décrit une étude sur l’intégration d’adultes par l’art. Le but de cette étude est double : découvrir si cette approche peut améliorer la situation des adultes TED et observer si l’impact sur leur entourage sera positif.

 

Découvrons ici de quelle façon a pris naissance l’idée d’utiliser la peinture et la musique comme outils de socialisation.

…………………………….

 

Mère d’un adulte autiste de 27 ans, je fus d’abord préoccupée par le problème d’autonomie et de communication de mon fils. Puis, la socialisation suscita mon intérêt. Je travaillais sans relâche à la réadaptation de ce jeune homme. 

 

Au cours de ma démarche, j’ai lu les témoignages de Jim Sinclair1 et de Donna Williams2 et j’ai eu la chance de rencontrer Georges Huard3. Ces expériences ont été déterminantes et j’ai enfin réalisé l’ampleur des impacts engendrés par les problèmes d’imaginaire chez les personnes TED4. J’ai aussi constaté toutes les difficultés qui, en conséquence, se répercutent dans les autres sphères de leur épanouissement. En l’absence d’imaginaire, elles se voient forcées de se réfugier dans une routine rigide mais sécurisante, dans un univers prévisible autant qu’artificiel, qui leur évite de faire face à quelque imprévu que ce soit devant lequel elles se sentent toujours démunies.

 

Un premier élément important m’est apparu : c’est dans l’imaginaire que se développent les techniques de résolution de problèmes, absolument essentielles pour faire face aux difficultés.

 

Quel que soit leur niveau de fonctionnement, l’absence ou la grande pauvreté d’imagination ne facilite pas la vie des personnes TED. Cette lacune a un impact majeur sur plusieurs de leurs problèmes : difficulté de communication et de socialisation, inversion des pronoms, incapacité à se mettre à la place d’autrui, incompréhension du langage non verbal, manque de discrimination dans ce qui est important, généralisation, incapacité à faire des choix, carence dans la spontanéité et l’initiative, etc.

 

Un horaire bien structuré leur permet, de savoir quoi faire, quand le faire, combien de temps le faire et surtout quand y mettre fin, sans oublier ce qu’on fait après. Mais certaines deviennent rapidement prisonnières de leurs routines, de leurs rituels et de leurs activités stéréotypées. Elles deviennent même obsessives quant à la peur d’être projetées dans un changement, de devoir faire face à un imprévu, car, bien entendu, moins elles affrontent de problèmes en utilisant leur imaginaire, plus elles ont de difficulté à le faire. Plus elles se réfugient dans la rigidité, plus elles sont convaincues qu’elles sont incapables de se mesurer à l’inattendu, perdant le bonheur de faire et d’être, devenant des êtres passifs, isolés et seuls.

 

Les arts : outils de développement

 

Comprendre la problématique autistique dans sa globalité demande de ne pas laisser de côté la question du manque d’imagination et son influence sur les autres sphères de développement. C’est ainsi que j’ai eu l’intuition que les arts pourraient s’avérer une avenue intéressante pour pallier cette carence.

 

L’imaginaire se situant dans l’hémisphère droit du cerveau, pourquoi favoriser seulement l’hémisphère gauche? L’intelligence devrait être stimulée dans les deux hémisphères. De fait, les enfants neurotypiques éduqués dans un environnement privilégiant la créativité, développent davantage leur intellect et leur socialisation. 

 

La musique, elle aussi, se situe dans l’hémisphère droit. Sa pratique en groupe, devrait donc permettre d’enrichir la communication particulièrement par le « plaisir de faire ensemble ». La musique, tout comme les arts visuels, devrait favoriser l’épanouissement de l’imagination. Les percussions furent choisies pour les mouvements en alternance des bras et des mains qui favorisent le transfert des informations d’un hémisphère du cerveau à l’autre. Au niveau des arts visuels, une véritable démarche artistique fut privilégiée. 

 

Afin de vérifier mes hypothèses, j’ai entrepris de mettre en place ces activités : peinture d’abord, puis musique. Les résultats furent assez spectaculaires dès le début, () faisant découvrir des possibilités jusque-là inexploitées et inespérées. Un programme et une approche basés sur les arts furent () conçus afin d’aider les adultes TED à poursuivre leur évolution (). Un groupe de six personnes fut en mesure d’entreprendre ce cheminement qui devait les amener à se définir en tant qu’êtres artistiques et créatifs, la créativité puisant sa source dans l’imaginaire. Je ne visais pas moins que la qualité de vie et l’inclusion sociale. 

 

Les participants, angoissés par leur difficulté à comprendre un monde neurotypique et à y vivre, ont développé une relation de confiance avec les intervenants. À partir de là, ils ont pu optimiser à la fois leur sens de la communication, leur socialisation, leur imagination ainsi que leur estime de soi, la confiance en leurs capacités et la fierté de leurs accomplissements et réalisations. Ces personnes, étiquetées autistes, sont devenues des artistes concrétisant ainsi les rêves () les plus fous, allant même au-delà de toutes les espérances en démontrant un talent insoupçonné. 

 

()

La créativité est la capacité de rassembler nos idées pour en planifier de nouvelles. C’est le même procédé pour la résolution de problèmes et cette capacité apporte plus de confiance et d’autonomie. 

 

J’ai aussi constaté un impact très positif sur la distance inévitable que l’on décèle dans les relations entre les personnes autistes et les intervenants, les familles et toute la société. Notre position nous amène systématiquement à vouloir penser et décider pour elles, mais réduit finalement la personne TED au rôle de personne handicapée comme si elle n’était que ça. Pourtant, le but premier de ces relations est l’intégration et même l’inclusion. 

 

C’est pour cette raison que nous avons fait le choix de faire ensemble. Plus d’intervenants ou de parents qui disent quoi faire ou qui font à leur place, mais des ateliers où tous travaillent ensemble et s’entraident pour réaliser leurs œuvres sous la supervision d’un artiste accompli. Et ce, en toute égalité dans une ambiance agréable, sereine et parfois même festive.

 

Le but n’est cependant pas de former des artistes, mais de permettre à ces personnes de s’exprimer, de se développer et éventuellement d’être heureuses. L’art permet d’entrer en relation avec elles et de développer leurs capacités relationnelles. Vaincre la solitude, l’isolement et parfois même l’ennui des personnes autistes. Être ensemble, faire ensemble ou vivre avec, n’est-ce pas là la véritable socialisation?

 

Voici pour rassurer ceux que cette belle philosophie n’a pas tout à fait convaincus, une liste d’objectifs travaillés dans nos activités. 

 

  • Favoriser le développement de la communication réceptive et expressive, verbale ou non verbale et l’élargissement du vocabulaire.

  • Augmenter l’utilisation du langage spontané, exprimer ses besoins, poser des questions, répondre à des questions.

  • Compenser l’absence de réciprocité par l’apprentissage du tour de rôle afin de développer l’intérêt à utiliser le langage dans le but de communiquer et d’amener la personne à la conversation.

  • Développer des liens, un sentiment d’appartenance au groupe, des habiletés à entrer en relation, favoriser les interactions et l’apprentissage des règles sociales.

  • Favoriser l’élargissement des centres d’intérêt.

  • Développer l’estime de soi.

  • Améliorer des capacités cognitives.

  • Améliorer des capacités psychomotrices, latéralisation, coordination, proprioception, motricité fine. 

 

En commençant à les voir comme des êtres avec une culture en devenir et des désirs bien à eux, nous découvrons que la pratique d’activités artistiques permet de donner un sens à la vie des personnes autistes tout aussi bien que le travail. Les personnes TED peuvent s’exprimer et créer comme tout le monde et cela n’a rien d’extraordinaire quand on y pense un peu. 

 

Enfin, ces activités ne doivent pas non plus être considérées comme des thérapies, mais comme des ateliers de création artistique, épanouissants et valorisants. ()

 

La pratique des arts nous permet d’admettre nos propres limites et d’accepter de nous positionner en égal auprès des personnes TED, un peu inférieurs même parfois devant leur potentiel révélé. Notre rôle consiste alors à encourager l’initiative, faire avec elles plutôt que () tout décider à leur place. La personne doit se sentir en confiance pour explorer de nouvelles expériences. Il faut considérer que la créativité demande un effort intellectuel important et le temps de réfléchir. Nous oublions trop souvent de faire preuve d’une grande souplesse quant à nos attentes envers leurs progrès. () Leur accorder la place à laquelle elles ont droit, les laisser être, les conduira à une véritable participation sociale. 

 

Personnellement en tant que parent, la pratique des arts avec mon fils m’a permis de partager avec lui des loisirs, des expériences et des émotions indescriptibles. Cela a aussi permis à ses sœurs de développer avec lui un lien affectif incroyablement fort (). 

 

Et que dire de la joie, de la surprise et de la fierté des parents lors de la première exposition en voyant leur enfant adulte descendre de la limousine et souriant aux caméras (les médias s’étaient déplacés pour l’événement) et répondant aux questions des journalistes (pour ceux qui pouvaient parler), puis recevant gracieusement les félicitations du public. 

 

Mais ce n’était pas terminé, six semaines plus tard ce fut le lancement d’un premier album sur la scène du Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda rempli à craquer. Que dire?… Sinon qu’on voyait des larmes dans les yeux des parents tous assis dans les premières rangées. En fait… on voyait des larmes couler chez une bonne partie des spectateurs touchés par la magnifique performance. 

 

Et nos artistes nous regardaient tout aussi fièrement et leur regard tout au long des applaudissements semblait nous dire… il suffisait de nous donner notre chance pour vous prouver qu’on pouvait faire de grandes choses. 

 

1 Jim Sinclair est un autiste belge et auteur de plusieurs articles et livres sur l’autisme.

2 Donna Williams est une auteure australienne de best-seller et artiste pluridisciplinaire diagnostiquée autiste.

3 Georges Huard est un conférencier Asperger.

4 Personnes TED : ici l’emploi du terme personnes TED inclue aussi les personnes autistes.

 

À propos de l’auteure

 

Doris Dubé

Coordonnatrice de la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue

Publié dans:  on octobre 8, 2009 at 2:39 Laisser un commentaire
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