Présentation “Prix Innovation 2009 – CSST”

Nous espéront cette reconnaissance, croisez les doigts avec nous…

- Vivravec -

Programme présenté à la CSST dans le cadre du prix Innovation en santé et sécurité au travail 2009 par la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue. 

 L’ensemble des intervenants de l’équipe, avons choisi de privilégier une approche visant à comprendre, à entrer en relation et à créer des liens avec les personnes ayant un trouble envahissant du développement, favorisant le développement de la communication, de la socialisation, l’élargissement des centres d’intérêts, le développement de l’imagination et de la créativité en partant des goûts et des besoins de la personne.  Une approche tenant compte des perceptions sensori-motrices, utilisant l’humour, la douceur ou d’autres moyens permettant de diminuer l’angoisse vécue par la personne tout en favorisant la sécurité des intervenants impliqués auprès de notre clientèle. 

Nous nous adressons à des jeunes adultes qui sont dans un réseau de services serré depuis leur tendre enfance.  Ils ont reçu différentes formes de thérapie, ont été intégrés tant bien que mal dans le réseau de l’éducation et se retrouvent face à la poursuite de leur vie et ce, sans miracle au niveau de leur condition.  Certains ont la chance d’avoir toujours leur famille qui les soutient, d’autres ont été confiés à des ressources alternatives de placement;

 1)   Problématique : 

 Les personnes autistes ou TED présentent fréquemment des problèmes d’angoisse et du stress qui se traduisent par des manifestations d’agressivité pouvant causer des lésions corporelles ou des maladies professionnelles (“burn out”) aux intervenants qui travaillent auprès de cette clientèle. 

 Nous nous sommes retrouvés avec une clientèle adultes (grands et forts) lourdement atteinte et présentant d’importants problèmes de comportements. 

 Dans un premier temps, les nouvelles connaissances et l’expérimentation acquise nous amènent à une nouvelle compréhension de l’autisme et des TED.  Une portion importante de notre travail consistera donc à revoir nos méthodes d’intervention mais plus particulièrement nos modes d’entrée en relation. Il s’agit donc de tenter de comprendre la personne et de nous adapter à son mode de fonctionnement.

 2)   Solution (innovation) : 

 Développer une approche visant la prévention du stress et de l’angoisse provoquant les désorganisations. 

 Normalisation

  -  de la programmation (loisirs, travail, services professionnels), des lieux de travail et du type d’activité ainsi que du matériel utilisé;

 -    de nos interventions intervenants + gens du milieu (artistes, bénévoles, étudiants, parents, amis..)

 -    des interventions de groupe

 Utilisation des arts

  -    plus précisément les percussions (projet CD/Formation d’un groupe se produisant en spectacle) ainsi que des arts (peinture et expositions)

 -    permettant et facilitant une réelle intégration / participation au sein de la collectivité, contribuant à  l’amélioration des capacités cognitives, langagières et psycho-motrices

 Compréhension

 -    des déficits et hypersensibilités sensorielles ainsi que des troubles de l’imagination qui amène à proposer une approche adaptative

 -     qui tienne compte du niveau de stress (échelle de stress)

 -    des incapacités (adapter le matériel, proposer des alternatives, doser nos exigences et nos demandes)

 -    tenir compte d’un niveau de fonctionnement variable d’un individu à l’autre, selon l’activité ou le moment pour une même personne

 Diminution des états de stress, d’angoisse menant à une désorganisation du comportement / parallèlement réduction du temps des situations problématiques. 

 La plupart du temps les problèmes graves du comportement chez les personnes autistes sont en fait une forme ou une tentative de communication.  Il faut découvrir ce que la personne autiste tente de nous communiquer par des comportements inacceptables et l’aider à utiliser un moyen de communication plus adéquat de nous communiquer son inconfort. 

 Nous avons décidé de nous doter d’une échelle adaptée à chaque client afin de mesurer l’angoisse vécue par la personne autiste.  Nous avons observé que bien des parents et des intervenants fonctionnent d’une façon semblable mais pas de façon aussi clairement illustrée.  Cette échelle sera graduée de 0 à 10 et servira à prévenir l’apparition de comportements d’agressivité, (auto-agressivité – hétéro-agressivité – ou destruction) mais aussi à mesurer la réceptivité de notre client pour les apprentissages.  Elle tiendra compte de tous les éléments qui  peuvent influer sur le niveau d’angoisse du client et de tous les indicateurs nous permettant d’observer rapidement l’état émotif de ce client. 

 Les causes de stress et d’augmentation de l’angoisse de nos clients sont très variables.  Par exemple : un client hypersensible au bruit voit son degré d’angoisse monter d’un niveau dans un environnement bruyant.  Une situation qu’il ne comprend pas l’augmente de deux niveaux.  Aujourd’hui il est enrhumé ce qui augmente encore son angoisse de deux niveaux.  Au cinquième niveau il devient plus difficile pour le client de demander les explications pour la situation qu’il ne comprend pas.  Si on ne le rassure pas rapidement, le niveau d’angoisse pourrait monter encore de quelques degrés.  Le dixième niveau sera celui où il n’aura plus d’autres possibilités que l’agressivité.  Par contre l’intervenant qui est à l’écoute des besoins de cette personne et qui connaît bien son échelle pourra sentir sa détresse et tenter de le rassurer, ce qui devrait prévenir la crise. 

 L’intervenant deviendra grâce au lien privilégié qu’il aura développé avec le client une personne de référence à qui la personne autiste s’adressera quand les situations difficiles se présenteront. 

 Il faudra aussi identifier les indicateurs pour chaque client.  Dans bien des cas les indicateurs seront des phrases négatives ou des questions pour laquelle ils attendent une réponse négative.  (Chez la personne autiste non-verbale, ce seront des cris et surtout le ton de ces cris qui nous donneront les indices du niveau d’angoisse).  Souvent quand la personne autiste aborde ce processus, la seule façon de l’aider est de le ramener au sujet présent.  Les indicateurs peuvent nous sembler assez loin du sujet parfois mais sont aussi souvent beaucoup plus significatifs quand nous y regardons de plus près. Bien sûr une certaine pratique et une bonne connaissance de la personne est nécessaire pour comprendre ses besoins, mais il nous faut être patient car ils le sont envers nous.  En effet il est surprenant de constater le nombre de tentatives que la personne autiste peut faire pour arriver à se faire comprendre. 

 Nous pensons aussi qu’une expérience du genre pourrait être tentée dès l’adolescence et qu’on pourrait ainsi prévenir ou diminuer de façon significative la période d’agressivité qui se développe trop souvent chez nos adolescents autistes. 

 Les intervenants qui travaillent auprès des personnes autistes doivent posséder ou développer un solide sens de l’humour, une bonne dose d’intuition, le respect et la loyauté envers les personnes autistes ainsi que le goût de comprendre cette clientèle toujours mystérieuse.  Il faut développer notre capacité à évaluer rapidement une situation, à se réorganiser rapidement en cas d’imprévus.  La personne autiste se tournera vers vous dans toutes les situations difficiles et elle aura confiance en vous pour résoudre son problème.  L’intervenant doit aussi être capable de questionner toutes ces interventions, sans se culpabiliser pour autant, afin de s’améliorer de façon constante. 

 3)   Participation des travailleurs : 

 Les trois employés ainsi que les contractuels ont adhéré à 100% à cette approche / méthode / programme totalement innovateur.  Transformant complètement leur façon de travailler avec ces personnes afin d’opérer un changement radical pour les personnes autistes et TED ainsi que pour les intervenants. 

 3 employés

3 contractuels

Stagiaires

 4)   Rayonnement : 

 Écriture de l’approche et de la méthode d’intervention. 

 Nous avons entrepris l’écriture de l’approche, de la méthode d’intervention, du programme ainsi qu’un plan de formation qui permettra à d’autres organismes de se former et d’intervenir en utilisant cette méthode.  Déjà, les stagiaires qui se joignent à nous reçoivent une formation dans ce sens. 

 5)   Proactivité : 

 La poursuite de ce projet pilote durant une période de 10 ans nous permet de poursuivre l’expérimentation.  Ces expérimentations nous amènent régulièrement de nouvelles découvertes qui nous conduisent conséquemment à améliorer toutes les facettes de notre façon de faire. 

 6)   Résultats : 

 Nous avons constaté très rapidement, dès la première année de ce projet expérimental, une diminution que nous évaluons à 99,9% des désorganisations et des manifestations d’agressivité.  Aujourd’hui, après 10 ans, il y a plusieurs années que nous avons atteint la diminution de l’ordre de 100% des situations de danger potentiel, de blessures ou de lésions.  Une amélioration marquée de la qualité de vie des intervenants et de la clientèle.  Le bonheur des uns fait le bonheur des autres.

Projet “sous noirs”

La SATED-AT a mis en branle un projet, découlant de l’idée de Madame Marilyne Girard Gauthier, professeure de chant.  Étant constamment en recherche de financement, la SATED-AT a donc décidé de ramasser les sous noirs.  Le plus de sous noirs nous auront, plus le projet se voudra une réussite. 

Donc, n’hésitez pas à nous encourager en nous apportant vos sous noirs, que nous nous ferons un plaisir de rouler.  Si un tel geste vous intéresse, vous pouvez passer directement à nos bureaux à l’adresse suivante :

 SATED-AT

19, rue Gamble ouest, Local 101

À Roun-Noranda

 

Le montant amassé à l’aide de cette initiative servira à financer les activités de jour offertes aux adultes TED et autistes de la région. 

Espérant une participation de votre part. 

Image - Article sous noirs

La créativité – Outil d’accomplissement

Printemps 2008, un article publié dans L’Express, D’autistes à artistes, décrit une étude sur l’intégration d’adultes par l’art. Le but de cette étude est double : découvrir si cette approche peut améliorer la situation des adultes TED et observer si l’impact sur leur entourage sera positif.

 

Découvrons ici de quelle façon a pris naissance l’idée d’utiliser la peinture et la musique comme outils de socialisation.

…………………………….

 

Mère d’un adulte autiste de 27 ans, je fus d’abord préoccupée par le problème d’autonomie et de communication de mon fils. Puis, la socialisation suscita mon intérêt. Je travaillais sans relâche à la réadaptation de ce jeune homme. 

 

Au cours de ma démarche, j’ai lu les témoignages de Jim Sinclair1 et de Donna Williams2 et j’ai eu la chance de rencontrer Georges Huard3. Ces expériences ont été déterminantes et j’ai enfin réalisé l’ampleur des impacts engendrés par les problèmes d’imaginaire chez les personnes TED4. J’ai aussi constaté toutes les difficultés qui, en conséquence, se répercutent dans les autres sphères de leur épanouissement. En l’absence d’imaginaire, elles se voient forcées de se réfugier dans une routine rigide mais sécurisante, dans un univers prévisible autant qu’artificiel, qui leur évite de faire face à quelque imprévu que ce soit devant lequel elles se sentent toujours démunies.

 

Un premier élément important m’est apparu : c’est dans l’imaginaire que se développent les techniques de résolution de problèmes, absolument essentielles pour faire face aux difficultés.

 

Quel que soit leur niveau de fonctionnement, l’absence ou la grande pauvreté d’imagination ne facilite pas la vie des personnes TED. Cette lacune a un impact majeur sur plusieurs de leurs problèmes : difficulté de communication et de socialisation, inversion des pronoms, incapacité à se mettre à la place d’autrui, incompréhension du langage non verbal, manque de discrimination dans ce qui est important, généralisation, incapacité à faire des choix, carence dans la spontanéité et l’initiative, etc.

 

Un horaire bien structuré leur permet, de savoir quoi faire, quand le faire, combien de temps le faire et surtout quand y mettre fin, sans oublier ce qu’on fait après. Mais certaines deviennent rapidement prisonnières de leurs routines, de leurs rituels et de leurs activités stéréotypées. Elles deviennent même obsessives quant à la peur d’être projetées dans un changement, de devoir faire face à un imprévu, car, bien entendu, moins elles affrontent de problèmes en utilisant leur imaginaire, plus elles ont de difficulté à le faire. Plus elles se réfugient dans la rigidité, plus elles sont convaincues qu’elles sont incapables de se mesurer à l’inattendu, perdant le bonheur de faire et d’être, devenant des êtres passifs, isolés et seuls.

 

Les arts : outils de développement

 

Comprendre la problématique autistique dans sa globalité demande de ne pas laisser de côté la question du manque d’imagination et son influence sur les autres sphères de développement. C’est ainsi que j’ai eu l’intuition que les arts pourraient s’avérer une avenue intéressante pour pallier cette carence.

 

L’imaginaire se situant dans l’hémisphère droit du cerveau, pourquoi favoriser seulement l’hémisphère gauche? L’intelligence devrait être stimulée dans les deux hémisphères. De fait, les enfants neurotypiques éduqués dans un environnement privilégiant la créativité, développent davantage leur intellect et leur socialisation. 

 

La musique, elle aussi, se situe dans l’hémisphère droit. Sa pratique en groupe, devrait donc permettre d’enrichir la communication particulièrement par le « plaisir de faire ensemble ». La musique, tout comme les arts visuels, devrait favoriser l’épanouissement de l’imagination. Les percussions furent choisies pour les mouvements en alternance des bras et des mains qui favorisent le transfert des informations d’un hémisphère du cerveau à l’autre. Au niveau des arts visuels, une véritable démarche artistique fut privilégiée. 

 

Afin de vérifier mes hypothèses, j’ai entrepris de mettre en place ces activités : peinture d’abord, puis musique. Les résultats furent assez spectaculaires dès le début, () faisant découvrir des possibilités jusque-là inexploitées et inespérées. Un programme et une approche basés sur les arts furent () conçus afin d’aider les adultes TED à poursuivre leur évolution (). Un groupe de six personnes fut en mesure d’entreprendre ce cheminement qui devait les amener à se définir en tant qu’êtres artistiques et créatifs, la créativité puisant sa source dans l’imaginaire. Je ne visais pas moins que la qualité de vie et l’inclusion sociale. 

 

Les participants, angoissés par leur difficulté à comprendre un monde neurotypique et à y vivre, ont développé une relation de confiance avec les intervenants. À partir de là, ils ont pu optimiser à la fois leur sens de la communication, leur socialisation, leur imagination ainsi que leur estime de soi, la confiance en leurs capacités et la fierté de leurs accomplissements et réalisations. Ces personnes, étiquetées autistes, sont devenues des artistes concrétisant ainsi les rêves () les plus fous, allant même au-delà de toutes les espérances en démontrant un talent insoupçonné. 

 

()

La créativité est la capacité de rassembler nos idées pour en planifier de nouvelles. C’est le même procédé pour la résolution de problèmes et cette capacité apporte plus de confiance et d’autonomie. 

 

J’ai aussi constaté un impact très positif sur la distance inévitable que l’on décèle dans les relations entre les personnes autistes et les intervenants, les familles et toute la société. Notre position nous amène systématiquement à vouloir penser et décider pour elles, mais réduit finalement la personne TED au rôle de personne handicapée comme si elle n’était que ça. Pourtant, le but premier de ces relations est l’intégration et même l’inclusion. 

 

C’est pour cette raison que nous avons fait le choix de faire ensemble. Plus d’intervenants ou de parents qui disent quoi faire ou qui font à leur place, mais des ateliers où tous travaillent ensemble et s’entraident pour réaliser leurs œuvres sous la supervision d’un artiste accompli. Et ce, en toute égalité dans une ambiance agréable, sereine et parfois même festive.

 

Le but n’est cependant pas de former des artistes, mais de permettre à ces personnes de s’exprimer, de se développer et éventuellement d’être heureuses. L’art permet d’entrer en relation avec elles et de développer leurs capacités relationnelles. Vaincre la solitude, l’isolement et parfois même l’ennui des personnes autistes. Être ensemble, faire ensemble ou vivre avec, n’est-ce pas là la véritable socialisation?

 

Voici pour rassurer ceux que cette belle philosophie n’a pas tout à fait convaincus, une liste d’objectifs travaillés dans nos activités. 

 

  • Favoriser le développement de la communication réceptive et expressive, verbale ou non verbale et l’élargissement du vocabulaire.

  • Augmenter l’utilisation du langage spontané, exprimer ses besoins, poser des questions, répondre à des questions.

  • Compenser l’absence de réciprocité par l’apprentissage du tour de rôle afin de développer l’intérêt à utiliser le langage dans le but de communiquer et d’amener la personne à la conversation.

  • Développer des liens, un sentiment d’appartenance au groupe, des habiletés à entrer en relation, favoriser les interactions et l’apprentissage des règles sociales.

  • Favoriser l’élargissement des centres d’intérêt.

  • Développer l’estime de soi.

  • Améliorer des capacités cognitives.

  • Améliorer des capacités psychomotrices, latéralisation, coordination, proprioception, motricité fine. 

 

En commençant à les voir comme des êtres avec une culture en devenir et des désirs bien à eux, nous découvrons que la pratique d’activités artistiques permet de donner un sens à la vie des personnes autistes tout aussi bien que le travail. Les personnes TED peuvent s’exprimer et créer comme tout le monde et cela n’a rien d’extraordinaire quand on y pense un peu. 

 

Enfin, ces activités ne doivent pas non plus être considérées comme des thérapies, mais comme des ateliers de création artistique, épanouissants et valorisants. ()

 

La pratique des arts nous permet d’admettre nos propres limites et d’accepter de nous positionner en égal auprès des personnes TED, un peu inférieurs même parfois devant leur potentiel révélé. Notre rôle consiste alors à encourager l’initiative, faire avec elles plutôt que () tout décider à leur place. La personne doit se sentir en confiance pour explorer de nouvelles expériences. Il faut considérer que la créativité demande un effort intellectuel important et le temps de réfléchir. Nous oublions trop souvent de faire preuve d’une grande souplesse quant à nos attentes envers leurs progrès. () Leur accorder la place à laquelle elles ont droit, les laisser être, les conduira à une véritable participation sociale. 

 

Personnellement en tant que parent, la pratique des arts avec mon fils m’a permis de partager avec lui des loisirs, des expériences et des émotions indescriptibles. Cela a aussi permis à ses sœurs de développer avec lui un lien affectif incroyablement fort (). 

 

Et que dire de la joie, de la surprise et de la fierté des parents lors de la première exposition en voyant leur enfant adulte descendre de la limousine et souriant aux caméras (les médias s’étaient déplacés pour l’événement) et répondant aux questions des journalistes (pour ceux qui pouvaient parler), puis recevant gracieusement les félicitations du public. 

 

Mais ce n’était pas terminé, six semaines plus tard ce fut le lancement d’un premier album sur la scène du Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda rempli à craquer. Que dire?… Sinon qu’on voyait des larmes dans les yeux des parents tous assis dans les premières rangées. En fait… on voyait des larmes couler chez une bonne partie des spectateurs touchés par la magnifique performance. 

 

Et nos artistes nous regardaient tout aussi fièrement et leur regard tout au long des applaudissements semblait nous dire… il suffisait de nous donner notre chance pour vous prouver qu’on pouvait faire de grandes choses. 

 

1 Jim Sinclair est un autiste belge et auteur de plusieurs articles et livres sur l’autisme.

2 Donna Williams est une auteure australienne de best-seller et artiste pluridisciplinaire diagnostiquée autiste.

3 Georges Huard est un conférencier Asperger.

4 Personnes TED : ici l’emploi du terme personnes TED inclue aussi les personnes autistes.

 

À propos de l’auteure

 

Doris Dubé

Coordonnatrice de la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’Abitibi-Témiscamingue

Publié dans:  on octobre 8, 2009 at 2:39 Laisser un commentaire
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La grande Marche de sensibilisation à l’autisme – Un petit pas pour une grande cause !!!

Nous voilà en plein coeur du mois de l’autisme.  En Abitibi-Témiscamingue, la 2e édition de la marche de sensibilisation à l’autisme va avoir lieu samedi, le 25 avril 2009.  L’événement se déroulera dans les rues de Rouyn-Noranda et aura comme point de départ La Scène Paramount, au 15 rue Gamble Ouest, à 10h00.  Un parcours de près de 2 km est établi pour les marcheurs. 

Vous êtes tous invités à participer à cet événement de promotion de l’autisme qui, nous souhaitons, sera un succès une fois de plus.  Nous avons besoin de l’appui de la population afin d’aider les personnes adultes TED de la région à bénéficier de services de qualité qui leur permettrons de vivre une vie plus optimale. 

Pour les intéressés, vous pouvez à tout moment entrer en contact avec nous via notre blogue ou encore en communiquant avec nous soit par téléphone au 819-762-7478 au poste 47344 ou par courriel à l’adresse rossinante13@hotmail.com

 

Des formulaires de Don/Commandite sont disponibles à nos bureaux pour ceux qui seraient intéressés à amasser des fonds avant et pendant cet événement, au profit de la SATED-AT.  Ces fonds serviront directement aux services d’activités de jour pour les adultes TED de la région. 

NOUVEAU – Cahier de notes

cahier-de-note-couverture

Voici la page couverture du tout nouveau cahier de notes.  Production de la FQATED, on peut y voir des images réalisées par des personnes TED ainsi qu’y lire quelques anecdotes. 

En plus d’être un véritable outil de sensibilisation, car cet outil contient des renseignements importants sur l’autisme, sur la FQATED et sur les associations régionales, ce cahier présente également de fabuleuses images démontrant les talents des personnes TED ainsi que des anecdotes qui nous les font découvrir sous un jour nouveau. 

Nous tenons à souligner la participation des artistes TED de l’Abitibi-Témiscamingue à cette belle réalisation. 

Ces magnifiques cahiers sont présentement en vente au coût de 5,00$ l’unité à la Société de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement de l’A-T (SATED-AT).  Pour vous les procurer, vous pouvez nous contacter au numéro de téléphone suivant : 819-762-7478 au poste 47344 ou par courriel au rossinante13@hotmail.com

 

Notre aventure à la Place des Arts

Par Nathalie Gilbert

 

Nous sommes lundi matin, 10 h 30, et nous partons pour Montréal donner un spectacle à la Place des Arts.  Tout le monde est enjoué et le voyage s’effectue sans embûche.  Arrivée à l’hôtel à 18 h 30.  Chacun prend son bagage et nous montons à l’étage, attribuons les chambres, y déposons nos affaires et redescendons souper sur place.  Le groupe est fatigué.  Nous préparons chaque chambre pour le coucher et sans réticence, tous se mettent au lit entre 21 h et 21 h 30. 

 

Mardi, jour du spectacle.  Réveil à 8 h 30, petit déjeuner dans les chambres et douches.  On nous attend à la Place des Arts pour la pratique générale à 11 h.  L’arrivée au théâtre se fait dans la gaieté et la fascination.  Nous observons d’abord la salle et la scène pour ensuite visiter les coulisses et notre loge!  Eh oui, la plus grande!  Je me demandais si Céline Dion s’est aussi trouvée dans cette pièce.  J’ai alors réalisé la chance que j’avais et la reconnaissance que l’organisation de l’événement – le Défi sportif – démontrait envers le groupe.  Une fois remis de nos émotions, nous retournons sur la scène pour la pratique générale.  Notre rôle d’artiste prend alors le dessus puisque la scène et la salle nous appartiennent.  Aucun étranger n’est présent, à part le sonorisateur qui est là pour s’assurer de la bonne qualité de notre son.  C’est donc une expérience unique, enrichie d’émotions positives de toutes sortes!  Nous pratiquons nos six pièces l’une après l’autre, puis Luck Mervil arrive sur scène.  Nous faisons les présentations et pratiquons ensemble une de nos chansons.  C’est un peu intimidant, mais avec la simplicité et la grandeur d’âme de Luck, nous redevenons vite à l’aise. 

 

Dîner sur place puis retour à l’hôtel pour se ressourcer en vue de la soirée à venir.  Le stress se fait alors ressentir vers 14 h alors que nous commençons à nous préparer.  Nous devons habiller et coiffer les cinq membres du groupe, maquiller les deux filles et nous-mêmes, prévoir une heure pour le souper avant de nous rendre à notre loge pour 18 h 15.  Le temps est donc l’élément le plus stressant et nous devons éviter de le faire subir aux membres du groupe. 

 

Heureusement que Geneviève Lavoie était là et a donné généreusement son temps pour coiffer le groupe, ce qui nous a permis de préparer tout le monde dans un délai raisonnable et sans leur faire subir de pression.  Nous quittons l’hôtel vers 16 h 45 pour aller souper dans un restaurant très près.  Nous marchons et il fait très froid.  Nous arrivons à 17 h 15, la place est bondée.  Des gens nous gardent une table, mais nous informent que le service est long et qu’ils attendent leur repas depuis 30 minutes.  Notre stress augmente et le groupe commence à le ressentir.  Nous expliquons la situation à la serveuse qui nous sert tous en 10 minutes!  Finalement nous entrons dans notre loge à 18 h 30.  Cependant je dois demeurer dehors avec un membre du groupe en raison d’une trop grande nervosité occasionnant des désagréments.  Enfin, 30 minutes plus tard, tout le groupe est enfin réuni à la loge dans une atmosphère de joie et d’excitation.  Nous nous détendons un peu, rassemblons notre énergie et entreprenons les dernières retouches pour une belle apparence.  Nous entrons en coulisse à 18 h 45, puis sur la scène à 20 h.  Notre prestation se fait avec une maîtrise surprenante et est acclamée par une ovation debout; le public est séduit et ému. 

 

Ceci dit, imaginez comment la réadaptation prend forme dans un tel contexte.  Le professionnalisme en intervention se fait dans un cadre artistique où l’intervenant devient artiste et occupe une place au sein de la formation au même titre que les clients.  Sur scène, nous ne sommes plus intervenants, mais artistes!  J’avoue que malgré mes deux ans et demi passés auprès du groupe, c’est la préparation de ce spectacle qui m’en a fait réellement prendre conscience.  Par contre, je peux vous affirmer que les connaissances et le savoir-faire en intervention sont aussi nécessaires pour mener à bien ce genre d’événement.  En effet, toute la planification et la préparation ne peuvent empêcher les imprévus.  Il faut donc avoir la capacité de gérer les comportements et le stress des clients en plus du nôtre et pouvoir se réajuster sur-le-champ en tenant compte des gens autour et de la société.  Demeurer constamment attentif aux besoins des clients, c’est la base du succès! 

 

Finalement, jamais je n’aurais cru que l’on peut tant apprendre à côtoyer des personnes aux prises avec un trouble envahissant du développement, qu’ils peuvent nous aider autant que nous le faisons, qu’ils peuvent changer notre monde et nous ouvrir les yeux! 

Publié dans:  on mai 6, 2008 at 7:53 Laisser un commentaire
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Notre voyage en France

Par Catherine Lavoie & Doris Dubé

 

 

 

 

Dimanche 14 mai, c’est enfin le jour du départ.  Nous avons tous tellement hâte.  Nous nous entassons tous tant bien que mal dans deux fourgonnettes.  Nous avons bien du plaisir même si nous sommes un peu à l’étroit.  Arrivés à Montréal, nous nous présentons à l’aéroport afin d’acquérir nos billets, enregistrer nos bagages et, finalement, prendre un verre (tout au long de ce voyage, nous prendrons de nombreux verres, mais rassurez-vous, nous sommes des adeptes du Coca light).  Ensuite, nous allons dîner et nous devons attendre jusqu’à 22 h 55 pour le décollage.  Déjà nous avons expérimenté de nouvelles choses aujourd’hui. 

 

Le voyage en avion est très apprécié de nos cinq personnes TED.  Au décollage, Joffrey lance même un «yahoo!» retentissant dans l’habitacle plongé dans le silence et la pénombre.  Martin a eu peur d’avoir peur, mais finalement il a apprécié la vue de la lune éclairant de ses reflets d’argent le dessus des nuages.  C’est féerique!  Il y en a seulement un qui est un peu craintif, mais ce n’est rien à comparer de la terreur vécue par Catherine et Alexandrine, qui prennent l’avion pour la première fois et qui sont sur le bord de la désorganisation. 

 

À l’arrivée à l’aéroport Charles-de-Gaules, il est 12 h 00, heure de Paris!  Un autobus de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) nous attend sur place dans le but de nous conduire à notre l’hôtel (IBIS), où nous nous installons dans nos chambres respectives.  Ensuite, nous redescendons car nous sommes attendus pour prendre un déjeuner pour finalement revenir faire une sieste à l’étage.  Il était temps car il y a plus de vingt-quatre heures que nous sommes debout.  Au réveil de tous, nous partons à l’exploration de Paris, dans les alentours de l’hôtel, nous avons l’air de vrais touristes car nous n’en finissons plus de nous exclamer car tout ici est tellement différent.  Un membre du groupe nous dit que nous aurions tous dû nous faire fabriquer un t-shirt afin de faire reconnaître notre appartenance au groupe, mais notre magnifique accent suffit à nous faire reconnaître (il y en a même parmi nous qui se sont fait demander s’ils parlaient anglais!).  Nous trouvons un restaurant où aller dîner (nous y retournerons souvent car l’accueil y est très chaleureux).  Après avoir bien mangé, nous retournons à notre hôtel et nous nous préparons à dormir. 

 

Mardi, nous nous levons tôt pour prendre notre petit-déjeuner.  Nous participons à une visite guidée de Paris en autobus.  Nous découvrons la façon de conduire de Parisiens, c’est impressionnant.  On dirait qu’il n’y a pas de code de la route.  Nous voyons tous les monuments les plus importants de Paris : l’Arc de Triomphe, l’Opéra, etc.  Nous descendons même à la tour Eiffel, que nous traversons à pied (Chantal aurait voulu nous dire quelque chose).  Il y en a parmi nous qui avaient envie d’embrasser le trottoir.  Enfin, nous y sommes et nous prenons des photos pour immortaliser ce moment.  À notre retour, nous allons dîner et nous reposer.  Au réveil de la sieste, nous vivons l’expérience de l’autobus de ville, en route pour une visite de Montmartre.  Chemin faisant, nous arrêtons dîner et, finalement, nous nous rendons jusqu’au sommet pour voir la Basilique Sacré Cœur.  Encore des photos.  Ensuite, une nouvelle expérience de plus, nous redescendons Montmartre en funiculaire (là c’est Martin qui est franchement impressionné).  Puis, c’est la catastrophe car nous découvrons qu’il n’y a plus d’autobus pour retourner à notre hôtel, nous devrons donc marcher au moins deux heures.  Comme c’est loin, nous profitons de nombreuses haltes histoire de prendre un verre sur les terrasses.  Il fait beau, il fait chaud et malgré notre fatigue, cette catastrophe s’avère finalement très agréable.  De retour à l’hôtel, nous allons nous coucher.  Il très tard, environ 1 h 00. 

Mercredi, pendant que nous nous préparons pour notre visite au Louvre, Doris et Mohamed vont rencontrer les journalistes du Papotin.  C’est une belle rencontre qui dure tout l’avant-midi et un bel échange a lieu entre Doris, Mohamed, les deux représentants de La Bohème, Joffrey et Yoan et les gens du Papotin.  Puis nous expérimentons le métro parisien, Chantal trouve ça très drôle.  Les gens sont collés les uns sur les autres, mais nos amis s’en sortent très bien.  Au Louvre, nous devons attendre jusqu’à 17 h 00 pour la visite, alors nous prenons un verre sur la terrasse du musée.  La visite du Louvre est tout de même perturbée par un événement particulier, Joffrey s’est éloigné du groupe quelques secondes et il s’est perdu.  Heureusement, tout s’est bien terminé et nous revenons à l’hôtel en métro, dîner et dodo. 

 

Jeudi, nous partons déjeuner vers 11 h 30.  En revenant tranquillement vers l’hôtel, nous arrêtons pour magasiner dans les boutiques en chemin.  Nous devons partir pour Tours vers 14 h 00, mais nous devons retarder notre départ.  Nous avons donc droit à un dernier dîner parisien avant de partir, soit vers 20 h 00.  Le voyage en voiture se déroule très bien, nos quatre véhicules se suivent sur les autoroutes françaises.  Le réseau routier français est d’une qualité remarquable car, bien entendu, ici le sol ne gèle pas.  Nous arrivons au gîte, à Avrillé des Ponceaux, un petit village de la vallée de la Loire, vers minuit.  Nous nous installons dans nos chambres et c’est le dodo. 

 

Quand je dis dodo, c’est pour certains d’entre nous car plusieurs sont victimes du décalage horaire et n’arrivent pas à fermer l’œil de la nuit ou n’arrivent à dormir que quelques heures. 

 

Vendredi, c’est le jour de la visite d’un centre d’hébergement pour personnes TED.  Une équipe nous attend pour le déjeuner.  Doris et Mohamed partent très tôt pour rencontrer l’équipe en place et amorcer des échanges.  Hélas!, nous ne pourrons les rejoindre à cause d’un contretemps technique (ah! Les routes de France et leur signalisation particulière).  Nous en profitons donc pour faire la sieste, nous reposer et faire un peu de lavage.  Nous profitons de notre terrasse.  Nous nous rendons dans un village voisin pour le dîner.  Bref, une journée de relaxation pour nous préparer pour le spectacle de demain (mais pas pour Mohamed et Doris qui, de retour de leur rencontre, restent au gîte pour une rencontre de membres de l’équipe du docteure Barthélémy). 

 

Samedi, c’est la journée tant attendue, soit celle du spectacle.  Nous nous préparons et nous allons à Tours.  Il fait très froid et il vente beaucoup.  Une partie de l’équipe s’occupe de l’installation de la scène, l’autre partie, de l’exposition (et tout est plus compliqué à cause du vent) pendant que les musiciens autistes et leurs accompagnateurs se tiennent à l’abri sous une tonnelle, dans le parc.  Tout le monde s’affaire, quand on travaille vite, ça réchauffe.  Heureusement, l’accueil très chaleureux du docteure Catherine Barthélémy, qui va jusqu’à nous prêter sa maison pour le déjeuner, nous réchauffe le cœur.  Nous commandons de la pizza!  Nous devions avoir une répétition générale, mais nous n’avons plus de temps.  Le spectacle a eu lieu vers 17 h 00 et, comme d’habitude, ce fut un grand succès.  L’exposition aussi suscite beaucoup d’intérêt, tous les commentaires sont positifs, les gens trouvent que les personnes du groupe La Bohème ont beaucoup de talent. 

 

Après le spectacle, nous rencontrons des parents et des intervenants qui veulent en savoir plus long sur nos façons d’arriver à ce résultat.  Puis nous sommes attendus à l’hôtel de ville pour un peu de champagne.  Nous allons ensuite dîner au restaurant avec Catherine Barthélémy et plusieurs membres de son équipe. 

 

Dimanche, nous nous levons et nous préparons tranquillement et en après-midi, nous allons visiter un château érigé à Langeais, un village situé près du nôtre.  Tout le monde semble apprécier cette visite, particulièrement Martin qui se dit bien content de ne pas avoir rencontré de fantômes.  Ensuite, nous allons siroter un verre sur une terrasse devant le château.  Ce soir, nous dînons au gîte.  Docteure Catherine Barthélémy, son mari, son fils ainsi que quelques membres de son équipe viennent dîner avec nous.  C’est une belle soirée qui se déroule d’une façon peu formelle.  Nous avons beaucoup ri, car après tout l’humour fait partie de notre approche (particulièrement quand Rénald a décidé d’apprendre au Docteure Bathélémy ainsi qu’à son mari, lui aussi médecin, une nouvelle façon de prendre le pouls d’un patient). 

 

Lundi, c’est notre journée magasinage.  C’est la journée que Nicole attendait avec impatience car elle souhaitait s’acheter un nouveau chapeau et des lunettes de soleil.  Auparavant, nous déjeunons au Chaudron d’Avrillé, un petit restaurant situé à côté de notre gîte où on nous a préparé un déjeuner spécial rien que pour nous.  Nous allons à Tours pour nous acheter quelques babioles.  Nous en profitons aussi pour visiter une cathédrale Gothique.  Nous nous retrouvons un peu plus tard pour aller dîner au restaurant et nous rentrons au gîte.  C’est le temps de nous préparer à nous coucher. 

 

Mardi, nous dormons tard le matin.  Nous sommes tous fatigués.  Nous retournons faire un peu de magasinage en ville où nous trouvons quelques trucs intéressants.  Pendant ce temps, Doris, Mohamed et Joël vont rencontrer le Docteure Barthélémy et son équipe afin de visiter leur centre et leurs installations, le laboratoire de recherche est très impressionnant.  Puis une discussion s’engage sur la façon de poursuivre ces échanges, un rendez-vous est pris pour octobre 2007.  Nous dînons encore en ville et nous retournons au gîte préparer notre départ.  Nous nous couchons tôt pour être en mesure de partir tôt demain. 

 

Mercredi, nous nous levons tôt, nous prenons notre petit-déjeuner et nous partons pour Paris vers 10 h 30.  Nous arrêtons en chemin, près de Tours, pour le déjeuner et nous repartons ensuite pour l’aéroport Charles-de-Gaules.  Arrivés sur place, nous nous installons dans nos chambres et nous faisons une petite sieste avant le dîner.  Nous devons prendre un verre au bar en attendant l’ouverture du restaurant, c’est notre dernier dîner tous ensemble. 

 

Jeudi, c’est la journée de notre départ.  Nous allons à l’aéroport enregistrer nos bagages et prendre notre petit-déjeuner.  Nous embarquons dans l’avion à 11 h 00 et, par la magie du décalage horaire, nous arrivons à Montréal vers 13 h 15.  Après avoir passé les douanes, nous partons en fourgonnette.  Nous ramassons finalement nos valises et nous repartons en voiture pour Rouyn-Noranda.  Nous arrêtons souper au Mc Donald des Portes du Nord et nous retournons chez-nous. 

 

Ce voyage nous a tous beaucoup rapprochés, nous avons vécu une aventure inoubliable à-travers laquelle nous avons expérimenté la vie auprès des personnes autistes.  Pendant les onze jours qu’a duré notre voyage, nous avons constamment été avec eux sans qu’on ait l’impression qu’ils sont une charge plus importante pour nous.  Ils sont d’une patience remarquable, des compagnons de voyage très sympathiques, toujours contents.  Jamais nous n’oublierons ce magnifique voyage. 

Publié dans:  on at 6:24 Commentaires (1)
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